L’Awards de l’animal le plus braconné est attribué au :

20/03/16

Un indice : le pauvre animal est un mammifère terrestre vivant en Asie et en Afrique, pas plus grand qu’un teckel, couvert d’écailles et ne mangeant que des fourmis et des termites. Brefs, le malheureux n’est pas très sexy. Son charisme est vite éclipsé par celui d’un éléphant ou d’un lion. Cet animal c’est le pangolin.

La 16e session de la conférence des Parties à la Cites qui s’est tenu le 3 mars 2016 à Bangkok (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction) a confirmé que la plus grande victime du braconnage, parmi les mammifères, est une espèce méconnue : le pangolin, un étrange petit fourmilier à écailles. Pourtant son commerce est interdit depuis les années 2000 par le droit international. Hélas, le pangolin cumule les handicaps : En Asie, l’on donne des vertus médicinales à ces écailles et des pouvoirs sexuels à sa chair. En Afrique l’on adore sa viande que l’on juge délicieuse ; Il n’est pas rapide et peu craintif. En raison de son mode de vie arboricole, sa population est difficile d’étude et il est quasiment impossible de l’élever en captivité…..

Le pangolin est si recherché qu’un spécimen vivant peut être vendu jusqu’à 1 000 dollars sur les marchés asiatiques.

La baisse alarmante de la population des 4 espèces Asiatiques a fait exploser le braconnage des espèces africaines. Bilan : Deux des quatre espèces sont « quasi menacées » selon l’UICN mais ce classement devrait selon TRAFFIC être modifié urgemment à « en danger ». En effet, les chiffres du commerce illégal de pangolins ou de produits de pangolin sont terrifiants.

Les espèces africaines :

  • Le pangolin géant ou Manis gigantea (Illiger, 1815) vivant sur un large territoire s’étendant du Sénégal au Kenya, avec une concentration plus importante en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya occidental .
  • Le pangolin du cap ou Manis temminckii (Smuts, 1832) vivant principalement dans le Sud de l’Afrique (AFS, Namibie, Angola….)
  • Le pangolin à longue queue ou Manis tetradactyla (Linnaeus, 1766) vivant principalement en Afrique central et dans le golf de Guinée.
  • Le pangolin à petites écailles ou Manis tricuspis (Rafinesque, 1821) vivant principalement dans les grandes forêts d’Afrique centrale.

En 2015 selon une étude réalisée par Dan Challender, spécialiste de l’animal, le pangolin représente jusqu’à 20% du marché noir de faune sauvage dans le monde. Au cours des cinq dernières années, 4,3 tonnes d’écailles de pangolin ont été saisis rien qu’en Inde. L’on considère que plus d’un million de pangolins ont été braconnés au cours des dix dernières années. A présent, l’on considère que 80% de la population asiatique a disparu. Cette raréfaction de l’offre a fait explosé le commerce illégal entre l’Asie et l’Afrique mettant en péril les especes Africaines.

A l’échelle mondiale, le nombre de pangolins encore vivants reste inconnu. Les experts préviennent que leur disparition modifierait l’écosystème des forêts tropicales, en augmentant les populations de fourmis et de termites. Les pangolins reçoivent néanmoins une attention croissante de la part de l’UICN ainsi que d’autres organismes depuis 2014.

Après 80 millions d’années sur la terre, le pangolin pourrait disparaître…

  • Fondation Segré : ICI
  • SOS SPECIES : ICI
  • SOURCES ET INFO COMPLÉMENTAIRES le 20/03/16 : National Geographic ici et Rainforest Trust ici

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