Petit mais costaud ce galagos

27/02/2017

Une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford Brooks en Angleterre, dirigée par la jeune primatologue Magdalena Svensson, a découvert une nouvelle espèce de galagos nains dans la forêt pluviale de Kumbira au Nord-Ouest de l’Angola. Depuis 2000, seules 5 nouvelles espèces de primates ont été découvertes sur le continent Africain, et seulement deux espèces de galagos.

Un galago est un petit primate se trouvant exclusivement dans les savanes et les forêts d’Afrique. On le rencontre partout sur le continent exception faite du désert d’Afrique du Nord. Il est relativement difficile à observer en raison de sa petite taille, et de son activité essentiellement nocturne. Mais on l’entend, ses vocalises sont très distinctives et parfois il n’hésite pas à loger directement dans les lodges attiré par la nourriture.  Les anglophones l’appel « Bushbaby » .

Les chercheurs ont décrit leur découverte dans la revue « the American Journal of Physical Anthropology » , le 22 février 2017. Ils l’ont nommé scientifiquement Galagoides kumbirensis, et lui ont choisi pour nom commun Galago nain d’Angola. La caractéristique distinctive de ce nouveau galago nain est sa taille. Avec son corps de 18 cm de long, il est trois fois plus grand que son plus proche parent, faisant de lui un géant parmi les siens… Pour le reste, il ressemble aux autres membres des galagos nains : Deux grands yeux, des oreilles immenses, un pelage gris-beige, et une longue queue touffue.

angola-galago
Galagoides Kumbirensis

Ce nouveau galago nain est très probablement déjà en voie de disparition. Les chercheurs n’ont pu identifier que 36 individus durant leur mission dans la forêt de Kumbira. Pour le moment, son aire de répartition  ainsi que l’état de sa population restent inconnus. La forêt de Kumbira se situe à environ 300 km de Luanda, la capitale de l’Angola. Cette forêt se localise à la jonction de 3 écosystèmes: au nord le désert du Namib, au sud la forêt équatoriale et à l’Est la savane aride. Malgré son avifaune diversifiée et endémique, elle n’est pas classée ni protégée, et souffre de longue date de la déforestation, de l’agriculture et du braconnage.

Les nouvelles méthodes de recherches basées sur l’ADN ou les vocalises des primates permettent régulièrement la découverte de nouvelles espèces dans les forêts africaines, celle-ci ne sera sans doute pas la dernière. Espérons que la recherche aille plus vite que la déforestation.

Sources :

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